BURLINGUE

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APHORISMES................


Un torrent verbal et pas un poisson dedans.

 

Il assassinait sans état d’âme
ayant le monopole-pot de la vérité.

 

Dans le grand salon du temps Léonard de Vinci écoute Mozart,
Baudelaire regarde des dessins de Picasso,
Victor Hugo lit Lautréamont et Mozart écoute du Stravinsky.

 

Le beau aime
le bohême.

 

L’étrave du fer à repasser
s’aventure dans la mer des plis.

 

L’homme est un dinosaure élégant qui dévaste la planète
en prenant l’air distingué.

 

On s’endort dans les bras de Morphée,
on se réveille dans les bras de morfler.

 

C’est Basquiat de mieux.

 

La pensée est une sauterelle qui ne sait pas
sur quel brin d’herbe elle va tomber.

 

Prendre une douche,
c’est se gratter avec une brosse à poils d’eau.

 

Le temps passe au pas cadencé.
L’éternité prend le large.
Elle n’aime pas les défilés militaires.

 

C’est un garçon branché.
Ca se voit à son air électrocuté.

 

Adam et Eve sont morts.
Il y avait héritage pour deux.
Il n’est allé Caïn.

 

L’extraordinaire nage dans les profondeurs de l’évidence,
comme le monstre au fond du Loc Ness.

 

La nature est pleine de réponses
à des questions qu’on ne lui pose pas.


Vous ne trouvez pas ça merveilleux que les côtes soient
toujours situées juste au niveau de la mer ?

 

C’est de l’art conceptuel qui a pris une pilule contraceptive.


Le kitch c’est le mauvais goût des autres
qui devient bon quand il est vôtre.


Aux grands zooms, le panorama reconnaissant.


Sous le soleil de la certitude, l’esprit cherche l’ombre d’un doute.


Pillons ! dit la chenille en boulottant les feuilles,
ignorant qu’un jour elle ne dira pas pillons.


Une réunion de harengs, inquiets du saur de leurs enfants,
se tiendra prochainement chez nos amis fumistes.

 

Cigarette, petit feu de bois qui se tient frileusement au coin de vous.

 

Magie de la télévision qui transforme un meuble en êtres vivants
et des êtres vivants en meubles.

 

Poète maudit rencontrant succès damné.

 

La forme n’en finissait plus de s’habiller.
Le fond, qui devait sortir avec elle, en a eu assez.
Il a pris son chapeau, il est parti.

 

Vous souhaitez rencontrer des êtres humains
radicalement différents de vous ?
Pas la peine de monter des expéditions en Nouvelle Guinée.
Il suffit de naître au sein de sa propre famille.

 

En attendant le vote d’une nouvelle réalité,
l’imagination assure l’interim.

 

Le soleil a du mal à croire à l’existence de l’ombre.
Vous le ferez rire si vous lui dites qu’il en est la cause.

 

Vivre en société consiste à gérer la folie des autres,
et, quand on en a vraiment assez, à se réfugier dans la sienne.

 

Les villes sont encerclées par la campagne
comme le snobisme par le naturel.

 

Quand je suis mal reçu,
j’accuse réception.

 

Parée d’une soierie pour une soirée de Paris.

 

Naissance d’une vague au large.
Arrivée d’un fax d’eau.

 

La pensée est un écureuil qui court
sur les branches de son raisonnement.

 

Il y a des gens qui se prennent très au sérieux.
C’est toujours ça de fait qu’on n’a plus à faire.

 

En tant qu’ami de la communion, je suis ennemi du solennel.

 

Rire gras,
plaisanteries maigres.

 

L’observation nourrit l’esprit comme le plancton nourrit la baleine.

 

Nom : espace intersidéral.
Adresse : infini.
Signe particulier : néant.

 

Quand Jésus chasse les marchands du temple,
il ne tend pas l’autre joue.
Quand il tend l’autre joue, il ne chasse pas les marchands du temple.

 

Ce qu’il faut de fantaisie à un esprit tordu pour tracer une ligne droite.

 

Ô ma chère femme, serre-toi contre moi,
et si tu as plusieurs pelvis, presse-les.

 

Le Dala il a mal au Tibet.

 

La droite ne recule devant aucun sacrifice consenti par les autres.

 

Citations sous vitrines au Musée Guillemets.

 

Nous sommes tous des Robinson Crusoé abandonnés sur l’île déserte de l’étrangeté inhospitalière de nos prétendus semblables.

 

Jusqu’à 60 ans, on n’est pas pris au sérieux.
Après 60 ans, on ne prend rien au sérieux.

 

Après un long voyage dans le goût du public, les peintres impressionnistes, enfin arrivés, sont exposés en gare d’Orsay.

 

Une idée en appelle une autre,
jusqu’à ce qu’une foule se forme, se rassemble et défile.

 

La prévisibilité des événements augmente sensiblement
une fois qu’ils sont arrivés.

 

Le continent des pensées qu’on a eues émerge sur l’océan des pensées qu’on n’aura jamais et sur lequel on n’ose pas s’embarquer.

 

Le lion vit parmi les ossements
comme les capitalistes parmi les pauvres,
pour les mêmes raisons.

 

J’ai eu ma ration d’abbés et d’aberrations.

 

Un bébé-Dieu trouve la Nature dans son soulier de Noël.
Par jeu, il crée l’homme, pour la saccager et la détruire.

 

On sent la pointe du crayon virevolter.
Le bon feu de son esprit pétille.
Watteau dessine à l’escarbille.

 

Grattez l’adulte, vous trouvez l’enfant, mais abîmé.

 

Histoire d’un poisson qui rêvait de voler et il a été exaucet.

 

L’art contemporain, c’est perlinpin peint.

 

Une idée grain de sable dans l’huître d’un esprit écrivain
peut devenir perle.

 

Je n’aime pas la foule.
La légion m’est étrangère.

 

Quand arrive le printemps, la musique monte et verdit.

 

Vivons en bonne intelligence avec notre temps,
ce locataire de l’éternité.

 

Le beurre est la forme adulte de la crème.

 

Les médecins mordus par Pasteur
ont la rage des vaccins.

 

Le respect de la nature est une espèce en voie de disparition.

 

Mon imagination m’entraîne dans des endroits
où je ne suis jamais allé.

 

Les rêves sont la vidange du rationnel.

 

La mafia est au fascisme
ce que les ronces sont aux barbelés.

 

Je n’arrive pas à croire que Victor Hugo ait lu tout Victor Hugo.

 

Ni bras, ni jambes, comment voulez-vous qu’un serpent
ne soit pas méchant ?

 

La croissance n’est pas la solution, elle est le problème.

 

Quand on n’arrive pas à couper sa viande,
on appelle ça un plat de résistance.

 

C’est sans doute parce que l’homme n’exploite
qu’un dixième de son cerveau qu’il surexploite la planète.

 

Des milliers de regards n’usent pas une peinture.
Une peinture peut user des milliers de regards.

 

Les enfants se font leur propre image des adultes.
Ils grandissent en s’y conformant.
D’où l’impression qu’on a souvent, en regardant les adultes,
de voir un dessin d’enfant.

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